Le drone, outil pour l’environnement ?

Utilisé à des fins militaires, pour la photographie, le cinéma ou comme simple divertissement, le drone est de plus en plus populaire et accessible. Les prix montent jusqu’à dix mille euros mais les modèles d’entrée de gamme se vendent pour une cinquantaine. Il y a de quoi se faire un cadeau sans se ruiner. L’engin volant pourrait-il également servir dans le cadre de la préservation de l’environnement ou de la recherche sur la faune et la flore ? Il semblerait que oui, s’il est utilisé avec précaution.

Observation et recensement

Le drone serait particulièrement utile pour surveiller certaines zones comme les îles et aider au recensement de populations animales. En effet, il dispose de nombreux avantages face à l’hélicoptère. Il est moins cher, plus petit et moins bruyant. De plus, il permet d’obtenir des prises de vue dans des endroits exigus ou auprès d’animaux sans mettre en danger qui que ce soit.

Les animaux face au drone

Malgré ces avantages, il ne faut pas oublier qu’il n’est pas question que du drone mais aussi et surtout des êtres vivants qui l’entourent. Si l’objet volant ne semble pas poser problème aux oiseaux tant qu’il se déplace à l’horizontale et pas en piqué comme un prédateur, d’autres bêtes ont des réactions plus mitigées.

Des chercheurs américains se sont intéressés au comportement d’ours bruns face aux aéronefs. L’étude de 2015 traite des effets de la pollution sonore sur ces animaux. Car s’il est moins bruyant qu’un hélicoptère, le drone n’est pas encore silencieux. 2 vols sur 17 ont cause une réaction très agressive, et une augmentation du rythme cardiaque des ursidés a été constatée lors de tous les essais. Les cas les plus visibles concernaient des femelles accompagnées de leur(s) petit(s). Il ne faut pas trop titiller maman ours !

Pour vous donnez une idée du bruit produit par un drone, comparons les décibels avec des sons plus courant : à 1,5m il fait jusqu’à 95db, le bruit d’un klaxon. Et à 10m, cela représente encore jusqu’à 43db, le bruit d’une sonnerie de téléphone ou d’une conversation calme. Calme pour nous, pas pour des animaux auprès de leurs petits.
                Cette étude du comportement des ours bruns face au bruit pourrait aider à limiter les risques d’attaques et d’accidents sur les routes qui traversent les territoires où ils vivent.

Rappel sur la législation

Il ne faut pas oublier que le drone reste un objet plus ou moins lourd que l’on déplace dans le ciel, cela comporte des risques : le faire tomber sur une personne, abîmer un bâtiment, le perdre dans une zone inaccessible…etc. En France, il faut une autorisation pour le faire voler dans des zones habitées, s’en passer peut vous valoir bien des problèmes: https://www.20minutes.fr/societe/1299138-20140214-20140214-filme-nancy-drone-retrouve-devant-justice

Il y a encore du chemin à faire avant que le drone puisse être utilisé en toute quiétude dans les espaces naturels. Cependant pour une technologie disponible depuis relativement peu de temps à l’usage civil, plusieurs pistes sont prometteuses !

Sources : sciencesetavenir.fr ;  les-drones.com ; franceinfo.fr ; 20minutes.fr

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